La ressource en eau

Eaux souterraines, eaux superficielles… l’origine des eaux distribuées est variée dans le Maine-et-Loire. Prélevée en quantité différentes, l’eau est également de qualité différente suivant son origine.


L’origine des eaux distribuées

L’alimentation en eau potable du département de Maine-et-Loire est assurée à la fois par des eaux souterraines et des eaux superficielles.

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Au total, le département compte 48 sites de prélèvement d’eaux brutes destinées à la consommation humaine :

  • ressources en eau superficielle (ESU) : 9 sites de pompage, dont 1 sur la Loire (Ponts-de-Cé), 1 sur la Mayenne (Le Lion d'Angers), 2 sur la Sarthe (Morannes et Chateauneuf-sur-Sarthe), 2 sur le Loir (Durtal et Seiches-sur-Loir), 1 sur la Moine (barrage de Ribou à Cholet), 1 sur la Sèvre Nantaise (barrage du Longeron) et 1 sur l'Oudon (Segré).
  • ressources en eau souterraine (ESO et ENA) : 39 sites dont 14 sites de pompage dans les alluvions et 25 sites de captage dans les différents aquifères présentés dans la page consacré aux eaux souterraines.

Au 1er avril 2014, l'exploitation des deux prises d'eau du Loir et de la Sarthe à Briollay a été mise à l'arrêt. Les communes précédemment desservies par ces deux stations sont dorénavant alimentées par l'eau de l'usine des Ponts-de-Cé.

A ces sites s'ajoutent les apports en provenance de départements voisins.

Les quantités prélevées

Les prélèvements pour l’année 2011 sont répartis de la manière suivante :

Au cours des dernières années, la répartition pour le Maine-et-Loire a été la suivante :

En France, les eaux d’origine souterraine fournissent 60% de l’eau potable et les eaux superficielles 40%.

La qualité des eaux avant traitement

Les limites de qualité des eaux brutes utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine sont définies par les articles R. 1321-1 à R. 1321-63 code de la santé publique et fixées par l’arrêté du 11 janvier 2007 et ses annexes II et III. Les nitrates et les pesticides constituent des paramètres indicateurs d’une dégradation des ressources en eau.

Les Nitrates

Pour le paramètre nitrate (NO3-), la concentration maximale est fixée à 50 mg/l de NO3- pour les eaux de surface et 100 mg/l de NO3- pour les autres eaux.

Les nitrates dans les eaux brutes - Agrandir l'image - Nouvelle fenêtre

Deux situations sont à considérer :

  • Les eaux superficielles pour lesquelles les concentrations subissent des variations saisonnières se caractérisant par des pics hivernaux ;
  • Les eaux souterraines : celles-ci sont soit captives (Cénomanien par exemple) et dans ce cas à l’abri des pollutions, soit libres et dans ce cas soumises aux infiltrations directes et aux pollutions diffuses de surface : Turonien à l’Est du département, sable du pliocène à l’Ouest.

Pour les eaux superficielles, les pics hivernaux ont été en constante augmentation entre 1980 et 1990. A partir de cette date jusqu’en 2000 une tendance inverse a été observée. Au cours des dix dernières années on observe enfin une certaine stabilité dans l’évolution avec toutefois des variations entre certaines années en lien avec les conditions météorologiques (pics plus élevés en début d’années  2004 et 2006 et à l’inverse plus faibles en début d’année 2005 par exemple.)

Pour les eaux souterraines, les ressources contaminées (Turonien, sable du pliocène) le sont durablement et les teneurs restent à un niveau élevé.

Les Pesticides

Pour les pesticides, la limite est fixée à 2µg/l par substance y compris les métabolites et 5µg/l pour le total des substances.

Les teneurs en pesticides observées dans les ressources en eau permettent de tirer les enseignements suivants :

  • Les eaux de surface utilisées pour la production d’eau potable sont contaminées de manière chronique.
  • Les eaux souterraines libres, c’est-à-dire non protégées par des écrans argileux, sont également vulnérables. C’est le cas notamment des sables du pliocène à Vritz-Candé par exemple.

 

Cas du métaldéhyde

Il a été observé en 2013 et début 2014, des dépassements de manière généralisée de la valeur limite réglementaire pour un pesticides, le métaldéhyde. Le métaldéhyde est un pesticide anti-limace utilisé pour les grandes cultures et par les particuliers. Lors des automnes-hivers 2012 et 2013, de fortes pluies conjuguées à des températures clémentes ont favorisé la prolifération des limaces et donc l'usage de ce produit. Ces conditions météorologiques ont également participé à un transfert de cette molécule vers les cours d'eau. En 2014, cette molécule est toujours est toujours présente mais de façon moins importante.

Pour en savoir plus, retrouvez les informations dans le rapport qualité 2014 de l'ARS.

Un plan d'action a été engagé avec la profession agricole, consultez une plaquette d'information destinée aux agriculteurs. Une communication a également été réalisée auprès des particuliers début 2014, consultez la plaquette.

 

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