L'indice biologique global

Définition

Visibles à l’œil nu, les macroinvertébrés regroupent tous les animaux qui n’ont pas de squelette d’os ou de cartilage. Les macroinvertébrés benthiques vivent au fond des ruisseaux, rivières, lacs ou marais. Ce sont principalement des vers, des crustacés, des mollusques et des insectes.
Les macroinvertébrés benthiques forment une partie importante des écosystèmes d’eau douce. Ils servent de nourriture à nombre de poissons, d’amphibiens et d’oiseaux. C’est un groupe très diversifié, et les organismes le composant possèdent des sensibilités variables à différents stress telles la pollution ou la modification de l’habitat. Les macroinvertébrés sont les organismes les plus souvent utilisés pour évaluer l’état de santé des écosystèmes d’eau douce.

Source Photos : Anjou Laboratoire


Plusieurs méthodes de prélèvement et d’analyse sont issues de l’étude des macroinvertébrés benthiques :

  • l’IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) méthode de prélèvement et d’analyse de macroinvertébrés aquatiques permettant de déterminer une note de 0 à 20, homologué par l’AFNOR depuis 1992 – Norme T90-350 (2004),
  •  l’IBG/DCE (Indice Biologique Global adapté à la Directive Cadre sur l’Eau) : méthode de  prélèvement et d’analyse de macroinvertébrés aquatiques mise en place en 2007- Norme XP T90-333 (2009) et XP T90-388 (2010),
  • L’IBGA (Indice Biologique Global Adapté au grand cours d’eau).

Méthode

Prélèvement

  • Principe

Les macro-invertébrés sont prélevés en tenant compte des différents types d’habitats, définis par la nature du substrat (végétaux, sables, vase..) et de la vitesse d’écoulement superficielle.

  • Choix de la station

Les indices macro-invertébrés sont définis par station. Celle-ci correspond à un tronçon du cours d’eau représentatif. Selon les objectifs de l’étude, on peut également prévoir des sites de comparaison (ex : en amont et en aval des stations d’épuration).

  • Réalisation des prélèvements

Le prélèvement doit être réalisé pendant une période de débit stabilisé, celle préconisée est celle des basses eaux estivales. Selon la méthode utilisée, le prélèvement est composé de 8 échantillons pour l'BGN et de 12 échantillons pour l'IBG/DCE. Chaque prélèvement est effectué séparément dans des habitats distincts avec un échantillonneur surber. L’IBG/DCE tient compte de la représentativité des substrats sur le site de prélèvement. Dans le cas des grand cours d’eau dont les habitats ne sont pas accessibles à pied, le protocole IBGA préconise des prélèvements par dragage des zones profondes et par l’échantillonnage au surber des zones de berge.

Sources photo : Anjou Laboratoire

Tri

Photo : Anjou Laboratoire

Le tri est une étape primordiale qui consiste à extraire les individus contenus dans le prélèvement en vue de leur dénombrement et de leur identification. Il se fait sous loupe éclairante.

Détermination

Les individus extraits du substrat pendant la phase de tri sont identifiés et dénombrés. Pour l’IBGN, la détermination se fait à la famille, 152 taxons sont inventoriés dans la norme. Pour l’IBG/DCE la détermination peut aller jusqu’au genre, 345 taxons sont inventoriés dans la norme. Une liste faunistique est ainsi réalisée pour l’ensemble des prélèvements effectués sur la station.

Résultats

Pour chacune des méthodes, le résultat est rendu sous forme de note IBGN ou « équivalent IBGN ». Cette note est établie grâce à la liste faunistique obtenue. 2 critères sont pris en compte :
- le taxon le plus sensible aux perturbations présent sur la station, il donne une indication sur la qualité physico-chimique de l’eau
- la variété de la liste faunistique, donne essentiellement des renseignements sur la variété des habitats présents dans le cours d’eau.

Classes de qualité et interprétation

La classe d'état du cours d'eau est ensuite définie à partir de la note obtenue et selon le type de cours d’eau en croisant d’une part les hydroécorégions et d’autre part le rang longitudinal du cours d’eau.

Rang longitudinal :Les très petits cours d’eau sont de rang 1 à 3. Les autres se répartissent entre les petits cours d’eau (rang 4), les moyens (rang 5), les grands (rang 6) et les très grands (rangs 7 et 8), mais ils sont provisoirement regroupés, à ce stade d’élaboration de l’état des lieux, sous l’appellation de « cours d’eau principaux ».


L’hydroécorégion est reliée à la géologie, au relief et au climat, tandis que le rang est relié à la pente, la largeur, la morphologie du cours d’eau et à la température de l’eau. Les  principaux facteurs conditionnant la biologie des cours d’eau sont ainsi pris en compte et il est possible de définir des masses d’eau suffisamment homogènes du point de vue des peuplements vivants.

Carte des hydroécorégions et rang longitudinal - Agrandir l'image - Nouvelle fenêtre

Classes de qualité pour l’IBG : cas des cours d’eau de Maine-et-Loire

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