Qualité hydro-morphologique des cours d’eau

Les caractéristiques physiques du cours d’eau : caractéristiques du lit majeur, du lit mineur, des berges, du fond du lit, de la vitesse d’écoulement, de la végétation de rives ou ripisylve constituent l’hydro-morphologie du cours d’eau.

L’hydro-morphologie des cours d’eau du Maine-et-Loire est globalement très dégradée. En effet, la plupart des cours d’eau du département ont été artificialisés notamment depuis les années 50 par des rectifications (coupe de méandres), des recalibrages (creusement du lit) ou des barrages sur le cours d’eau.

Pour plus de détails, vous pouvez consultez les fiches par bassin qui présentent les caractéristiques de chaque cours d'eau.

Par ailleurs, les cours d’eau de Maine-et-Loire sont la proie d’invasion biologique qui dégrade la qualité des écosystèmes et provoque une perte de biodiversité. On retrouve des espèces exotiques envahissantes végétales et aussi animales.

Les espèces exotiques envahissantes végétales

Les plantes aquatiques, éléments vivants et naturels présents dans la plupart des cours d’eau et des autres milieux aquatiques jouent des rôles très importants dans le fonctionnement de ces milieux. La multiplication des échanges inter-continentaux a conduit à importer, de façon volontaire ou non, un nombre toujours croissant d’espèces, en particulier végétales, provenant d’autres territoires. Les rivières du département sont touchées par la colonisation de certaines de ces espèces exotiques.

En Maine-et-Loire, les cours d'eau sont principalement touchés par les jussies. Cette plante aquatique originaire d’Amérique du sud connaît un développement très rapide. Elle peut coloniser de grandes surfaces et d’importants linéaires de berge des cours d’eau en peu de temps si les conditions météorologiques sont favorables.

Colonisation le 20 mai 2003 (G. Rocher – Département de Maine-et-Loire)
Colonisation le 17 juin 2003 (G. Rocher – Département de Maine-et-Loire)

Les milieux calmes et ensoleillés sont propices à son développement. En quelques mois, elle peut recouvrir la quasi-totalité de la rivière ou de la zone humide dans laquelle elle s’est développée.

Annexe hydraulique recouverte de jussie (environ 80%) (G. Rocher – Département de Maine-et-Loire)

Les jussies font actuellement l’objet de travaux d’arrachage manuel et mécanique mais les résultats sont peu probants.

D’autres espèces aquatiques telles que les élodées et les myriophylles commencent à se développer de façon inquiétante. En plus des espèces aquatiques, certaines berges de rivières sont colonisées par la renouée du Japon, cette espèce se développe principalement sur des zones remaniées. Elle ne perturbe pas directement les activités liées à l’eau mais colonise de grands linéaires de berges et étouffe la végétation locale.

Développement de renouée du Japon en bord de Loire (G. Rocher – Département de Maine-et-Loire)

Pour plus d’informations ou pour consulter les cartes de colonisations de ces espèces, vous pouvez consulter le site de la DREAL Pays-de-la-LoireOpens external link in new window (Rubrique : ressource naturelles et paysages / eaux et milieux aquatiques).

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